Quand la mort te prend
Comme ça
Quand elle t'accroche avec des mots d'amour
À un croc de boucher
Quand tu ne tapes plus sur les bonnes touches
Et que la mélodie s'enraye dans ta gorge
À te rendre muet
Quand tu deviens encore plus seul
Toi le loup
De sa tendre ironie
Quand le gel s'insinue dans ton cri
Regarde
Ce grand creux dans le lit de ton ventre
Quand tu guettes aux fenêtres
Désormais vides
Quand tu vieillis de dix ans
En deux mots : Oui et Non
Quand, même ta dignité
Tu la donnerais
Alors…
Alors rien.